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Les premières traces que nous ayons de la Cathédrale datent des environs de 375 sous Saint-Euverte évêque d’Orléans qui fit construire la première Cathédrale: une basilique de type classique dont le plan ressemble à la basilique primitive de Saint-Paul-hors-les murs à Rome. n’oublions pas que Saint-Euverte était sous-diacre de Rome.

Un miracle se serait produit lors de la consécration par l’évêque Saint-Euverre: une main serait apparue au-dessus de lui bénissant l’édifice. Saint-Euverre ne voulant rien rajouter à ce que Dieu venait de faire, arrêta la cérémonie. Une main bénissant peinte à la voûte du rond point du Choeur commémore ce miracle. Le successeur de Saint-Euverre, Saint-Aignant, agrandit cette première basilique. En 451 Saint-Aignant pria Dieu pour qu’il vienne au secours de la ville durant le siège d’Attila et des Huns afin de les arrêter.

Vous trouverez dans le sous-sol archéologique des fragments très rares et donc précieux de mosaïques de sol du VIe au VIIIe siècle. Il est supposé que ces fragments proviennent de l’époque mérovingienne et ont été modifiés sous le règne des Carolingiens.

Une supposition est avancée sur un édifice caloringien à rotonde qui aurait été rajouté à la première basilique avant que l’évêque Théodulfe ( 798-821) d’Orléans gère l’édifice.
Théodulfe était aussi « Missus Dominicus  » de Charlemagne. En 848 le sacre de Charles le Chauve et en 888 celui de Eudes se déroulent en la basilique. En 972 Hugues Capet y fait baptiser son fils Robert le Pieux et l’associe à la couronne 15 ans plus tard en 987 en lui faisant donner l’Onction Royale le jour de Noël.

Un incendie éclata en 989détruisant l’édifice et dévastant entièrement la ville.

La construction d’un vaste édifice à cinq nefs portées sur de robustes piliers cruciformes est décidé par Robert le pieux et l’évêque d’Orléans Arnoul Ie.

Un choeur avec un déambulatoire sur lequel s’ouvrent trois chapelles, est rajouté en 1087 par Philippe Ie.

Des vestiges romans sont nettement visibles dans le sous-sol archéologique, ainsi que des bases de piliers cruciformes. Une façade et deux tours modestes sont bâties durant le XIIe.

Dans la vie de l’église romane un de ses évènements importants fut le sacre en 1107 de Louis VI le Gros, fils de Philippe Ie, par Diambert Archevêque de Sens.

Lors de la mort de l’évêque Robert de Courtenay, arrière-petit-fils de Louis VI le Gros en 1279, la Cathédrale se fragilise par des mouvements de terrain qui la menace d’effondrement. Ce qui se produit en 1286 par l’effondrement totale de tout le bas-côté Nord et une partie du choeur. Il faut tout reconstruire.

Un petit arrêt sur les fouilles de la cathédrale romane dirigé par le Chamoine Chenesseau, un éminent archéologue qui se déroule en 1938.

Vous pouvez découvrir dans le sous-sol archéologique l’amorce de la nef et le carré du transept contemporains de Hugues Capet. On voit une mosaïque du XIe siècle, la partie de l’abside romane, mais aussi des arcatures aveugles séparées par une colonnette.

Trois sépultures d’anciens évêques des XIIIe et XIe furent découvertes également avec un mobilier liturgique de très grande valeur : crosses d’évêques, patènes, calices et médaillons byzantins.

Mais continuons notre balade et passons à l’époque de la cathédrale gothique. J’avoue que c’est mon époque préférée.

On décida de construire une cathédrale exploitant les ressources de la nouvelle technique de l’ogive. La construction se fera à l’endroit même des ruines de l’église qui n’avait
pas résisté plus de deux siècles.

Les travaux commenceront par le choeur et les chapelles absidales. La première pierre sera posée par l’évêque Egidius Pastay le 11 septembre 1287.

Le choeur roman est abattu et le 13 septembre 1329, les cérémonies sont reprises dans le nouveau choeur gothique. Mais la guerre de cent ans interrompit les travaux.

L’édifice est en pleine construction quand le soir du 29 avril 1429, Jeanne d’Arc entra dans Orléans et pénétra dans l’édifice pour prier, traversant la nef romane de Hugue Capet.
Elle vint prier à l’emplacement du choeur actuel.

Le 24 mars 1568 les Huguenots désobéissent à leur chef, le prince de Condé et ils détruisent les trois quarts de l’édifice, alors que l’édification des chapelles absicales et du choeur étaient terminées depuis peu. Durant trente ans la cathédrale restera ainsi dévastée. C’est seulement sous le règne de Henri IV que la réédification commencera et que
la première pierre sera posée le 18 avril 1601.

Il est supposé que le choeur et une partie de la nef datent de Henri IV, mais surtout de Louis XIII. Le transept date de Louis XIV.

La façade et les tours furent édifiées sous Louis XV et Louis XVI ainsi que deux travées entre les tours et le grand corps qui ne furent achevées quand 1829 sous Charles X.

En 1855 : élévation de la cathédrale au titre de basilique, grâce à Monseigneur Dupanloup.

Une flèche du XVIIIe (hauteur de 106m) donne un terme final à l’ensemble de l’édifice par son édification en 1858 sous Napoléon III.

Je vous donne quelques dates historiques de la cathédrale :

  • 1898 : un bourdon et une sonnerie de cloches sont installés dans les tours.
  • 1904 : écroulement de la voûte du choeur.
  • 1920 : canonisation de Sainte-Jeanne d’Arc
  • 1940-45 : la cathédrale a souffert (toitures, tours et vitraux) sous les bombardements.

Quelques trésors également :

Classé Monument Historique en 1862 l’orgue de choeur de la cathédrale fut construit en 1846 par Aristide Cavaillé-Coll. Des travaux de restauration réalisés par les ateliers du facteur Bernard Hurvy de Nantes s’achèvent en 1996.

Les boiseries du choeur sont exécutées de 1680 à 1706. Mansart dessinera les décorations.

Les grandes orgues, instrument destiné à l’abbaye de Saint-Benois-sur-Loire furent transférées en la cathédrale sous la restauration en 1830. Cavaillé-Coll les refait entièrement en 1879. Le buffet est dessiné par Pagot, architecte au XIX, tandis que les statues d’anges musiciens et atlantes sont supposées être du XVIIe.

Ne passons pas à côté de la chapelle Sainte-Jeanne d’Arc qui ouvre le transept Nord. C’est en 1926 que le Cardinal Touchet consacra la chapelle. Une statue de la Sainte en
marbre de Carrace sculpté par Vermare en 1912 fut ramené dans la chapelle en 1938. La statue se trouvait derrière le maître-autel auparavant. Se trouve devant la Sainte la
statue du Cardinal Touchet à genoux.

Les autels des transepts, en chêne de Russie, sont impressionnants. Les frères Goyers de Louvain en sont les artistes. Les autels condamnent les entrées principales des transepts.

  • L’autel du Sacré-Coeur (1868) au sud comporte quatre tableaux.
  • La Cène.
  • Le Jardin.
  • Le Crucifiement.
  • L’Ascension.

Quatre tableaux décorent également l’autel de la Vierge (187) situé au Nord bien-sûr.

  • La Présentation.
  • Le Mariage.
  • L’Annonciation.
  • La fuite en Egypte.

 

La chapelle absidale du Saint-Sacrement est admirable, comportant le retable avec la Pietà de Michel Bourdin. Vous avez aussi les reliques de Saint-Euverte.

Deux magnifiques tableaux de Robert Bonnard du XVIIe et XVIIe : Descente en enfer de Volterra et Christ aux Jardins des Oliviers.

Pour finir un petit détour dehors et quelques mots sur les façades. Mélange de bas gothique et de style classique, vous remarquerez les pignons ornés d’enroulement de feuillage au Nord style Louis XIII, au Sud Style Louis XIV.

Les deux roses nord et sud représentent le soleil Royal, vous observerez le masque de Louis XIV au centre de chaque soleil.

Claude Godard, orléanais, a sculpté les portes centrales de la croisée.

Le narthex achevé au XIXe selon l’oeuvre de Jacques Gabriel n’est pas aussi vaste que prévu à cause de sa construction quand on commença à monter les tours. Des lézardes
apparues obligèrent le renforts des piliers et l’abaissement des voûtes. C’est l’architecte Legrand qui s’en chargea.

J’espère vous avoir donné envie de visiter la Cathédrale d’Orléans, et retrouvons nous pour un article sur les vitraux.

N’hésitez pas, comme toujours, à me laisser vos commentaires. Venez enrichir mon article.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_Teutonique

http://obediences.net/dokuwiki/doku.php?id=notions2medievale:chevaliers_teutoniques

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