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Les contes ont longtemps tenu un place importante parmi les distractions du Niger. Ils étaient racontés exclusivement le soir , devant les cases ou sur la place du village. Ils sont le reflet de la tradition africaine. Ils sont très simple et même comique sur certains personnages, mais cela n’empêche pas que les contes abordent les questions essentielles pour les Africains. Le but du conteur est principalement d’amuser tout en initiant à la vie social.

Je vous propose de découvrir certains contes sur la littérature orale africaine et de découvrir à travers leurs lectures une autre culture.

La traversée du Fleuve.

Trois hommes cheminaient à travers la brousse.

Ils se dirigeaient vers le fleuve qu’ils comptaient traverser avant la tombée de la nuit.

Le premier portait un sabre, le second des flèches et un arc. le troisième n’était pas armé.
c’était un homme humble qui portait autour de la tête un long turban de couleur blanche.

Arrivés sur les bords du fleuve, les trois hommes furent surpris par sa largeur.

comment allons-nous parvenir à le franchir? interrogea l’un d’eux.

que chacun fasse de son mieux, déclara celui qui portait un sabre. Retrouvons-nous sur l’autre rive.

Il s’approcha alors de l’eau, leva ses bras musclés, et frappa le fleuve avec son sabre.
Les eaux s’entrouvrirent et il traversa rapidement tandis que le passage se refermait derrière lui.
Arrivé sur la rive opposée, il se retourna et interpella ses compagnons.

faites comme moi.

Le deuxième homme prit son arc et visa un arbre au-delà du fleuve.
Il était très adroit et y planta une flèche du premier coup.
Puis il tira rapidement toutes celles que contenait son carquois. Les flèches s’enfilèrent les unes dans les autres ,et finirent par constituer un pont fragile au-dessus du fleuve.

Le deuxième homme l’emprunta et put ainsi traverser à son tour.

fais comme nous, crièrent les deux premiers hommes à leur compagnon qui se trouvait encore de l’autre côté du fleuve.

Le troisième homme déroule lentement son turban. Il fit un noeud coulant et lança son turban qui alla s’accrocher à un arbre sur la rive opposée. Et il traversa.

Les trois hommes étaient à nouveau réunis, ils échangèrent alors un sourire sans rien dire avant de se séparer.

La vie n’est-elle pas un fleuve que chacun traverse à sa façon?

 

Livre de mes recherches : 20 contes de Niger : Jean Muzi .

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