Tout jeune garçon, je pensais que l’histoire de Jack l’Éventreur était une pure fiction
comme Sherlock Holmes. Je pensais qu’un écrivain avait sorti de son imagination l’histoire de ces prostituées assassinées dans le quartier de Whitechapel à Londres.

Belle erreur : Jack l’Éventreur a bien existé et ce sont bien des faits réels qui inspirèrent plus d’un auteur , artiste ou cinéaste.

Commençons par ce surnom, Jack l’Éventreur, nous pourrions penser que c’est le pseudonyme dont s’affubla l’assassin en envoyant une lettre à l’agence de presse Central News. Aucune authentification n’a prouvé que ce courrier était bien de la main du tueur. Il
serait probable que cette lettre soit un canular et que l’auteur serait simplement un
journaliste du nom de Best qui voulait rendre ses articles plus croustillants en donnant
un nom au tueur. La signature « Jack the Ripper » en anglais est resté à cause de Scotland
Yard qui publia la lettre dans tous les journaux afin de laisser une chance à leur enquête par le biais que quelqu’un reconnaisse l’écriture.

Il y aurait aussi une légende d’un personnage du nom Jack Talons-à-Ressort, une histoire
qui remonterait à 50 ans avant les meurtres des prostitués qui auraient inspiré le surnom
de Jack l’Éventreur.

Qui est Jack l’Éventreur et pourquoi une telle notoriété ? C’est un tueur en série qui
n’a pourtant tué « que » 5 femmes, mais ne fût jamais démasqué. Le mystère reste complet.

Il ne s’est attaqué qu’à des prostituées, les éventrant en retirant les  viscères pour déposer intestins, reins ou utérus sur les cadavres.

Les victimes étaient 5 prostituées occasionnelles qui travaillaient dans le quartier le plus
pauvre de Londres: Whitechapel. Quoi de plus facile pour tuer que d’agir la nuit, et
pourtant Jack l’Éventreur opérait dans des lieux publics ou semi-publics. Cela ne pouvait
être autrement, car la prostitution n’avait lieux que dans les cours d’immeuble, dans une
impasse où bien un passage privé entre deux immeubles et non dans des chambres d’hôtel ou
appartements privés.

Les meurtres commencent le 31 août 1888 et s’arrêtent le 9 novembre 1888.

La première victime se nomme Mary Ann Nichols, née Walker le 26 aout 1845 à Londres :
mariée, mais séparée de son mari William Nichols depuis 1882 et mère de 5 enfants.

Elle fût tuée à l’âge de 43 ans, incinérée le 6 septembre dans le cimetière de Lford.

C’est la gorge tranchée, la langue lacérée, l’abdomen et les organes génitaux profondément entaillés que le corps fut retrouvé à 3h 45 du matin dans Buck’s Row.

On conclut à la suite de l’autopsie que la femme fut d’abord étranglée. Une supposition
que le meurtrier soit gaucher est écartée quelques temps plus tard.

Les journaux n’en feront pas les gorges chaudes de ce meurtre et le considéreront comme  »
étrange » surtout par la particularité du mode opératoire du tueur sur la victime nommée  »
l’éventrée de Buck’sRow« .

La deuxième victime fut retrouvée exécutée sur le même mode opératoire avec quelques différences. La tête presque séparé du corps, les intestins déposés sur son épaule droite, tandis que le vagin , l’utérus et deux tiers de la vessie avaient disparu, prélevés.

La femme se nommait Annie Chapman, née Eliza Ann Smith en septembre 1841 à Londres.
Mariée à John Chapman en 1869, mère de trois enfants , un fils invalide et deux filles.
Elle fut incinérée le 14 septembre 1888 à Manor Par.

C’est le 8 septembre 1888 au matin au numéro 29 de Hanbury Street, dans une cour
intérieure que son corps gisant à terre fut retrouvé. Aux pieds du cadavre deux pièces de
monnaie et une enveloppe en papier datant du 20 août.

Un habitant de l’immeuble aurait entendu la voix d’une femme crier « non« , mais n’aurait
pas eu le courage de bouger. Une petite fille informera la police d’une flaque de sang
quelques maisons plus loin. Les policiers déclareront que ce sont des traces laissées
par le tueur transportant les organes prélevés de la victime.

Un boucher juif du quartier , John Pizer se fait arrêter sur le simple fait que l’on
avait découvert un tablier rouge près de détritus dans sa cour. Rapidement cela fut
établi que ce tablier appartenait à un locataire. La foule voulant lyncher le boucher, la
police le garda deux jours le temps de le disculper et de le protéger.

À partir de ce deuxième meurtre l’assassin fut qualifié de maniaque sexuel.
On attribut à Jack l’Éventreur le meurtre de Elizabeth Stride comme étant sa troisième victime. La femme née Gustafsdotter à Torslanda le 27 novembre 1843 était divorcée depuis 1876 de John Thomas Stride et mère de deux enfants.

La concernant, des doutes planent sur le fait que Jack l’éventreur ne soit pas le tueur. Tout d’abord, la femme fut simplement égorgée et pas étranglée avant et l’arme était différente de celle des deux premières victimes. Un couteau à lame large et courte et mal aiguisé au lieu
d’un couteau à lame longue et fine très bien aiguisée.

Le corps est retrouvé dans la cour d’un immeuble abritant des Juifs et des Allemands 45
minutes avant la découverte d’un autre cadavre. Elizabeth Stride fut enterrée dans le
Cimetière Est de Londres.

La quatrième victime se nomme Catherine Eddowes née le 14 avril 1842 à Wolverhampton. Mère de trois enfants et compagne de Thomas Conway. Son cadavre fut retrouvé le 30 septembre 1888 dans un parc public, Mitre Square.

Son corps fut mutilé, massacré et complètement défigurée : le nez et l’oreille droite
entaillés, le visage marqué d’un large V au couteau. Catherine Eddowes était quasiment
décapitée. Le ventre ouvert, l’estomac et les intestins posés sur l’épaule droite, le
foie coupé, un rein et l’utérus enlevés.

Certains présumeront que Jack l’Éventreur n’ayant pas fini son travail sur Elizabeth
Stride se serait acharné sur Catherine Eddowes.

Mary Jane Kelly Née vers 1863-1864 en Irlandes, veuve Davies sera la cinquième victime.
Son corps sera retrouvé le vendredi 9 novembre 1888 vers 3 heures du matin au 13,
Miller’s Court.

Les mutilations dépasseront toutes les autres en horreur. Le visage est totalement
méconnaissable. Les seins sont coupés à leur base. Les bras mutilés de nombreux coups de
couteau irréguliers . le meurtrier va jusqu’à déposer sous la tête de la victime son
utérus, ses reins et même un sein. Il ne s’arrêtera pas là: Les intestins sont disposés à la droite du corps, le fois entre les pieds et l’autre sein près du pied droit. Il empilera des
lambeaux de chair des cuisses et de l’abdomen sur une table. Ne se contentant pas que de voler la vie de Mary Jan Kelly, il emportera aussi son coeur. Bien d’autres atrocités seront commises sur le corps. Vous trouverez plus de détails dans les liens que je vous laisserai à la fin de l’article.

Certains pensent que Jack l’Éventreur ne se serait pas arrêté à ces cinq femmes et que
d’autres pourraient aussi avoir été ses victimes:

  • Annie Millwood
  • Ada Wilson
  • Martha Tabram
  • Elizabeth Jackson

Comme je vous le citais au début de l’article nous ne savons pas qui fut Jack l’Éventreur. Nous avons une liste de suspects assez conséquente pour l’époque. Parmi les noms, celui du Prince Albert Victor petit fils de la reine Victoria. Il s’agit d’une des théories les plus connues et les plus populaires. Soit le Prince Albert Victor aurait tué de ses mains ces femmes, soit il aurait commandité les meurtres et l’on prétendrait même qu’il aurait eu une liaison avec Martha Tabran, une des victimes, et de plus qu’il serait le père d’un enfant du quartier de Whitechapel. Nous avons également le chirurgien de la reine, Sir William Gull, qui aurait tué pour protéger la royauté.

Mais aussi :

  • Francis J. Tumblety, charlatan américain,
  • George Chapman, barbier polonais exerçant à Whitechapel
  • George Hutchinson,
  • Aaron Kosminski, barbier polonais exerçant à Whitechapel,
  • M. John Druitt, avocat,
  • Michael Ostrog, chirurgien russe, escroc notoire,
  • Melville Macnaghten, policier entré à Scotland Yard peu après les faits
  • James Maybrick, négociant de Liverpool,
  • Walter Sickert, peintre célèbre.
  • Montague John Druitt, un médecin de bonne famille,
  • Dr Roslyn D’Onston Stephenson ou Robert Donston Stephenson journaliste.
  • Et bien d’autres.

Jack l’Éventreur reste un mystère et le meurtrier le plus célèbre de Londres. En mars
2012 l’hypothèse que Jack l’Éventreur soit une femme est discutée suite à la sortie d’un livre « Jack the Ripper the hand of a woman » , je vous laisse le lien.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/05/09/01003-20120509ARTFIG00542-et-si-jack-l-eventreur-etait-une-femme.php.

Nous avons bien sûr des livres et diverses adaptations cinématographiques, vous en
trouverez sur les liens de mes recherches que je vous laisse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_l’%C3%89ventreurhttp://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-jack_l_eventreur-

1517.phphttp://www.tueursenserie.org/spip.php?article8&artpage=2-2

http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-jack_l_eventreur-1517.php

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires.

Une réponse à Jack l’Éventreur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>