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En mai j’ai visité le magnifique château de Versailles.Une exposition sur le peintre Louis-François Lejeune y était présentée. J’ai apprécié les tableaux et du coup je me suis intéressé au peintre.

Louis-François Lejeune est né à Strasbourg le 3 février 1775. C’était un peintre et un soldat.  Il a reproduit sur ses toiles différentes campagnes napoléoniennes. Lejeune était un général français. En plus d’être peintre,il connaissait aussi l’art de la gravure.

Nous ne connaissons presque rien des premières années de sa vie. Il est resté très  discret sur sa famille au point que plus d’un biographes le crurent fils de peintre.  Lejeune grossit lui-même l’image de son père, le décrivant comme un « peintre , sculpteur, musicien, dessinateur et grammairien » alors que son père était en fait chef pâtissier au service du maréchal de Contades, commandant en chef de la Haute et Basse-Alsace à la naissance de Louis-François en 1775. Lejeune est l’ainé de six enfants. Certain pense que Lejeune est resté discret sur sa famille sans doute à cause de ses origines trop modestes.

La passion de la peinture pour Louis-François aurait débuté à Paris auprès du grand maître Pierre-Henri de Valenciennes, principal peintre de paysages historiques de l’Empire (1750-1819). En 1783 la famille Lejeune rejoint Paris ne voulant pas accompagner le maréchal  Contades suite à sa prise de fonctions comme gouverneur général en Lorraine.

Louis racontera que ses parents ont pris la direction de Paris pour répondre à sa  vocation. Sur cela, rien n’est certain. Valenciennes ouvrit un atelier privé en 1790  qui accueillait des peintres de l’Europe entière, dont le jeune Louis-François.

En 1792 tout se bouleverse. Lejeune qui sait manier le pinceau , va prendre le sabre et s’enrôle comme volontaire dans la compagnie des Arts de Paris (se compose d’élèves des  Lettres et des Sciences, du Droit et des Beaux-Arts.). Noble mission pour un jeune homme de 17 ans.

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La France fut en guerre de 1792 à 1815. Louis-François Lejeune pris part à dix-huit campagnes avec honneur. Sept fois, blessé il se hisse au rang de général et devient baron d’Empire.

Il devient aide de camp du général Jacob dans la 5e Compagnie d’artillerie dès 1793. Ne voulant pas continuer il réussit à se frayer un chemin dans le génie.

Lors de la deuxième campagne d’Italie , à 25 ans il participe à la construction de ponts de bateaux pour le Pô. Il est alors, officier du génie ainsi que l’aide de camp du général Alexandre Berthier. Dans le sillage de Berthier, les années suivantes, Lejeune parcourt l’Europe.

Il est à Ulm et Austerlitz en 1805, puis à Dantzig, Burgos et Madrid en 1808.

Sur l’ordre de l’Empereur, il est chargé d’une nouvelle mission auprès de l’Espagne, pour finalement être fait prisonnier par la guérilla espagnole en 1811. En 1812 il participe à la campagne de Russie.

C’est un homme très courageux qui recevra le brevet de général de brigade pour avoir, la veille de la bataille de la Moskova, effectuée plusieurs reconnaissances périlleuses.

La même année il est nommé chef d’état-major général du premier corps de la Grande Armée. Il a 37 ans.

Mais que devient la peinture dans tout cela ? Il ne reçoit de l’École du génie de Metz qu’une brève formation. Son instruction théorique fut rudimentaire et il acquit l’essentiel de l’instruction pratique sur le terrain.

Son talent artistique constitue un précieux atout. Les officiers du génie devaient savoir tenir un siège, construire des retranchements, manier un graphomètre, effectuer des levers ou des croquis de paysage. Lejeune met à profits ses qualités , comme savoir utiliser la plume et le pinceau, tout cela étant nécessaire pour les opérations de reconnaissance.

Il côtoie des ingénieurs géographes, des cartographes, des peintres comme Louis Albert Ghislain Bacler d’Albe et Giuseppe Pietro Bagetti.

Lejeune n’est pas peintre militaire, pourtant ses peintures de batailles vont participer à résumer les tactiques militaires et servirons même de documents pédagogiques.

Témoin d’évènements décisifs depuis la bataille de Valmy le 20 septembre 1792, il deviendra aussi agent de renseignement et reporter. Il relatera la vie des camps à l’aide de croquis et de cartes dans de nombreux agendas. C’est un homme au sens aigu de l’observation avec une immense curiosité.

Louis-François gère deux carrières de front: l’armée et la peinture, de 1798 à 1827. Il expose dans tous les salons du Consulat, de l’Empire et de la Restauration. La durée des campagnes militaires lui permirent de poursuivre sa formation artistique. Son double engagement se résume en une seule et même préoccupation: la guerre.

Son premier grand tableau de batailles se nomme Marengo, peint en 1801, qui connut un franc succès. Marengo fut le début d’une longue série de toiles.

D’autres suivirent: Lodi, Aboukir, Mont Thabor, Pyramides, Chiclana, Passage de Rhin, La Moskowa, Salinas, Guisando, Somo-Sierra, Austerlitz, Saragosse, Mérida.

La toile « Pyramides » est remarquable par le fait que Lejeune n’était pas présent lors des batailles d’Égypte. Pourtant, en 1806 les Pyramides confirmère le début de la célébrité que lui avait procuré le tableau de la Bataille de Marengo. La toile « le Bivouac de l’Empereur » ne fit que confirmer ses talents en 1808.

Malgré son succès et sa rapide ascension, Lejeune fut toujours à la recherche de reconnaissance.

En 1812 une étrange affaire de désertion le concerne, en pleine retraite de Russie. Comment un officier aussi engagé et courageux tel que Lejeune a-t-il pu prendre le prétexte de son état de santé pour quitter Vilna ?

Accusé de désertion, il perdit la confiance de l’Empereur et fut arrêté le 18 février à Paris. Pourtant, il rejoint dès mars l’armée d’Allemagne où il fut à nouveau distingué, on le nomma même officier de la légion d’honneur, avec son nom gravé sur l’Arc de triomphe. Lejeune est considéré comme un homme fragile, mais il rebondit très vite. En 1821, âgé de 46 ans, il épousa le 2 septembre 1821 Louise Clary, soeur du général Marius Clary et surtout nièce de Désirée Clary, reine de Suède par son mariage avec Jean-Baptiste Bernadotte.Il aura deux fils de ce mariage et sera un père attentionné. Lejeune est un homme d’action, il ne s’arrêtera pas là et poursuivra sa carrière sous la Restauration. La Monarchie de Juillet le nommera commandant de la subdivision militaire de Haute-Garonne. Il s’installera dans la ville de son maitre Pierre-Henri de Valenciennes à Toulouse.

Il quittera l’armée à l’âge de 62 ans pour se créer une vie de noble. En 1837 il prend en charge le poste de directeur de l’École des beaux-Arts de Toulouse, puis dirige quatre ans plus tard pendant quelques mois la municipalité à la suite d’un conflit local. En 1848 le 29 février il décèdera , mais n’aura pas cessé de parcourir les Pyrénées pour peindre le paysage.

Pour mes recherches :

Le petit document Historia Mars 2012-n°783

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Fran%C3%A7ois_Lejeune

http://www.latribunedelart.com/les-guerres-de-napoleon-louis-francois-lejeune-general-et-peintre-article003568.html

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