Un bon repas ne peut se déroule sans pain.
Il accompagne l’entrée,jusqu’au fromage et parfois même le dessert.

Que le pain soit blanc,complet,aux céréales, ou autre,il est savoureux.Mais connaissons nous l’histoire du pain,d’où il vient,qui l’a créé ? Essayons de répondre.

L’histoire du pain commence dès le Paléolithique supérieur. Sur plusieurs sites datant de 30 000 av. J.-C. des traces de pain sans levain furent trouvées.

Sur des pierres identifiées comme des pilons et des mortiers ont été identifiés à leur tour des grains d’amidon provenant de rhizome de roseau à massette et de fougères.

Une étude suggère que ces racines étaient pelées, broyées, puis cuites, car étant des rhizomes toxiques.

En 8000 av. J.C. avec le début de l’agriculture, on ne trouve dans la région du Croissant fertile, située à la frontière de l’Iran et l’Irak actuels. La source d’amidon provient essentiellement de grains de céréales. Nous savons que plusieurs sortes de galettes de céréales cuites existent à ce moment-là : orge, blé, épeautre, millet, avoine..

Suite à l’avènement des civilisations méditerranéennes (sumérienne, égyptienne, grecque et romaine). L’histoire du pain devient intimement mêlée à l’évolution des outils, comme la meule au cours de l’Antiquité.

L’invention du pain au levain serait attribuée aux Égyptiens. Ils auraient fait la découverte par hasard. L’oubli d’une pâte à pain sans levain (eau, lait et farine d’orge et de millet) se serait gâtée, mais aurait tout de même été cuite, menant ainsi à la découverte du pain avec levain. Les Égyptiens enrichirent parfois le pain de graisse, d’oeufs ou de miel. On a retrouvé près d’une vingtaine de sortes de pains de forme et de composition diverses.

Le métier de boulanger sera développé par les Grecs qui confectionneront plus de 70 variétés de pain, en utilisant pour faire lever la pâte des levures issue du vin et conservées en petites amphores.

Vers le début du Ve siècle av. J.-C., pour soulager le travail des meuniers ils inventent le moulin à trémie d’Olynthe.

Pour les romains aussi l’aliment de base est le pain, ainsi que la bouillie de céréales. Ils reprennent le mode de fabrication grec à base de levure provenant de moût de vendange et améliorent le pétrissage.

Sous l’empereur romain Trajan ( né le 18 septembre 53, décédé entre le 7 août 117 et le 9 août 117) les romains créent un collège de meuniers-boulangers, et en divers lieux de grandes meuneries-boulangeries.

Les plus riches mangent des pains de farine blanche en forme de lyres, d’oiseaux, d’étoiles ou d’anneaux entrelacés. Les pauvres ont un pain de farine et de son. Les esclaves ont du pain d’orge. Pour éviter les émeutes, le pain, à certaines époques, est distribué gratuitement à la population pauvre de Rome. L’expression « panem et circences » (du pain et des jeux) est resté célèbre comme désignant les deux éléments indispensables àl’époque pour maintenir la paix dans l’empire.

Des pains entiers retrouvés à Pompéi sont entaillés en rayons selon l’habitude grecque, ce qui permet un partage aisé.

Sous le règne d’Auguste, on compte 329 boulangeries à Rome. L’écrivain Pline l’Ancien écrit que les gaulois ajoutent à la pâte l’écume de boissons céréalières, ce qui rend leur pain plus léger et fort apprécié.

Avec l’expansion du christianisme le pain prend ensuite un caractère sacré. Il devient le symbole du corps immortel de Jésus-Christ. Pendant longtemps l’aliment de base des pauvres sera le pain. Il est alors composé d’un mélange de méteil, d’orge, d’épeautre et de seigle.

Au moyen âge la panification (ensemble des opérations qui permettent d’obtenir du pain à partir de farine, d’eau, de sel et de levure ou de levain) recule devant les invasions normandes. Les causes principales sont le manque d’entretien ou la destruction des moulins à eau gallo-romains.

L’ergotisme (résultat d’un empoisonnement à long terme habituellement suite à l’ingestion d’alcaloïdes produits par l’ergot du seigle (Claviceps purpurea), un champignon qui infecte le seigle et d’autres céréales)que l’on nomme aussi le feu de Saint-Antoine fera des ravages en l’an mil.

Au début de 1050, les paysans sont soumis à l’impôt du Ban pour pouvoir moudre leur farine au moulin banal et cuire leur pain dans le four banal (moulin et four construits par le seigneur et entretenus par lui, ce qui donne l’obligation aux villageois de payer un dû pour travailler leur farine et leur pain d’où l’impôt du ban). Les églises ont aussi l’obligation de régler un impôt composé d’un pain et d’une mesure de vin « le droit du pain du chapitre » au seigneur du fief sur lequel elles sont bâties.

Les talmeliers (ancien nom de boulangers) dans les villes gèrent la filière de fabrication, depuis l’achat des céréales jusqu’à la vente à l’ouvroir (fenêtre-comptoir d’une boutique )

La place du pain dans l’alimentation prend encore plus d’importance. Tout sera géré: sa qualité, son prix… Son contrôle et la répression des fraudes sont soumis à de multiples règles édictées par l’État. Il est interdit aux boulangers de vendre du pain rassis, brûlé, trop petit ou entamé par les souris. La profession est surveillée. Les riches ont droit au pain de froment,tandis que les pauvres n’auront que du pain noir , souvent moisi qui sera la cause du mal des ardents, maladie provoquée par l’ergot de seigle.

Le pain n’est pas simplement un aliment: il sert également d’assiette pour les riches . Ce pain se nomme « tranchoir » ou «  tailloir « : ayant parfois la forme d’une galette, il sert de support à d’autres aliments et à leur sauce qui finit par l’imbiber. Les riches mangent ce pain imbibé de sauce ou le donne aux pauvres.

Dès la Renaissance, les premiers travaux scientifiques applicables à la levure bénéficient de l’invention du microscope par le Hollandais Antonie van Leeuwenhoek (1677).La fermentation par la levure de bière se développe. Le pain se diversifie et les pains grossiers (de pois, de fèves ou de glands) n’apparaissent plus qu’en période de disette.

L’interdiction de la deuxième mouture des sons est l’une des causes de la pénurie en farine, les médecins la jugeant impropre à la consommation et cela au XVIe siècle en France.

Au XVIIe, le boulanger cesse peu à peu de tamiser lui-même sa farine, car les meuniers proposent une mouture « à blanc » résultant d’un fort tamisage des sons.

Au XVIIIe siècle, les boulangers commencent à utiliser le charbon au lieu du bois pour chauffer les fours et l’interdiction de mouture (action de réduire les grains de céréale en farine) du son une seconde fois est officiellement levée.

Le prix des blés et donc du pain est très élevé ce qui empêche l’achat pour bien des gens. Cela provoque de nombreuses émeutes (guerre des farines après la libéralisation du commerce des grains par Turgot à la fin du XVIIIie siècle) qui finissent par aboutir à la Révolution française après la marche des Parisiens les 5 et du 6 octobre 1789 .

En France la banalité (taxation) des moulins et des fours est abolie en 1793.

Au XIXe siècle, les machines à mouture se perfectionnent et les pétrins mécaniques apparaissent. La farine blanche qui en découle sera dépourvue de l’écorce et du germe (ou son). Cette farine se conserve mieux , mais est appauvrie en fibres, vitamines et minéraux.

En 1836 la première boulangerie industrielle est créée à Paris et nous voyons aussi l’apparition de la baguette.

Louis Pasteur identifie la levure comme le micro-organisme responsable de la fermentation alcoolique et montre en 1860 qu’elle peut vivre aussi bien en présence qu’en l’absence d’oxygène.

La fabrication de la levure se développe à partir de 1867.

Les « pains noirs » et pains de guerre sont utilisés par les armées sur le front pendant la première guerre mondiale. La particularité de ces pains était leur longue conservation.

En France en 1903 Charles Heudebert invente un pain longue conservation. Cela sera bien utile aux civils qui sont rationnés et doivent acheter le pain ou la farine avec des tickets de rationnement durant la guerre.

Au XXe la technologie progresse à pas de géant : la guerre de 1914/18 accélère l’utilisation du pétrin mécanique. La panification directe à la levure apparaît en 1920. Le façonnage mécanique démarre en 1926. Le pétrin à deux vitesses apparaît en 1955, ainsi que les premières diviseuses en 1958, qui coupent la pâte grâce à leurs couteaux très tranchants. Ceci permet de diviser la pâte en 20 parts égales. Le Boulanger les sépare ensuite pour les mettre dans une autre machine.

La plupart des boulangeries ne proposent plus que du pain de qualité industrielle. Pour beaucoup, le « vrai pain » a disparu et a été remplacé dans les boulangeries par une imitation de pain.

Je vous laisse quelques indications sur le poids des différents pains.

  • La miche, environ 1 kg
  • La flûte, 400 g
  • La baguette, 250 g
  • Le bâtard, de même section que le pain mais de même poids que la baguette
  • La ficelle, 175 g

Vous avez aussi bien des pains différents, je vous en nomme quelques un :

  • Le pain de tradition française
  • Le pain au levain
  • Le pain courant français
  • Le pain « maison »
  • Le pain complet
  • Le pain bis
  • Le pain de campagne
  • Les pains spéciaux
  • Le pain bio
  • Le pain « blanc »
  • Le pain de seigle
  • Le pain au son
  • Le pain aux céréales

Je vous laisse les liens de mes recherches et m’excuse pour les utilisateurs de Chrome.

Les fins de phrases sont illisiblent, passez par un autre navigateur.

J’essaie de régler le problème. Merci de votre compréhension.

PC.

http://www.observatoiredupain.fr/pro.asp?IDR=111567http://fr.wikipedia.org/wiki/Paincehttp://www.espace-pain-info.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/Rhizomehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Roseau_%C3%A0_massettehttp://www.lafouly.net/descript/culture-four.phphttp://www.cannelle.com/CULTURE/histoireboul/histoire1.shtml

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