Je vous ai parlé il y a peu de Jack l’éventreur. Dans mes recherches je suis tombé sur Jack Talons-à-Ressort. Un saut sur internet et je découvre son histoire. Nous le décrirons comme un personnage de légende, bien que des doutes sur son existence donnent à penser qu’il a existé.

Au contraire de Jack l’éventreur, il n’aurait pas tué et dans les récits que je parcours, notre homme à ressort se serait plutôt amusé à faire peur.

Certains pensent qu’il pouvait être un extra terrestre, un démon ou encore un farceur qui se serait déguisé.

L’histoire commence en 1837 en Angleterre. Les soit disantes victimes le décrivent comme un homme grand et mince, le visage hideux comportant un nez pointu, des mains dotées de griffes et des oreilles pointues également. Il était habillé d’une combinaison brillante, une cape flottante de comédien et un casque.

Ses particularités étaient sa force et ses bonds de plus de 3m de haut. Certains diront même qu’il crachait des flammes bleues et blanches.

Passons aux évènements et déclarations qui feront la légende.

Le premier récit qui relate les actes de Jack Talons-à-ressort se passe à Londres en 1837. C’est un homme d’affaire rentrant chez lui après une journée de travail qui tombe des nues en voyant une forme mystérieuse sauter sans aucune difficulté les hautes grilles d’un cimetière. L’individu n’attaque pas l’homme, mais le banquier donnera une description assez horrible de la créature: musclée, traits diabolique, nez et oreilles pointus avec des yeux rouges.

En octobre  1837 Mary Stevens rentre chez ses employeurs sur Lavender Hill. Revenant d’une visite de chez ses parents la jeune femme passe par Clapham Common. Selon ses dires un étrange individu l’enserre fortement et commence à embrasser son visage, tout en déchirant son corsage et touchant sa peau. Mary Steven déclarera que les griffes de l’individu sont « froides et moites comme celles d’un cadavre  » La jeune femme crie ce qui fait fuir son assaillant. Des hommes des environ sont alertés très vite, mais n’arriveront pas à l’attraper.

Le lendemain Jack Talons-à-ressort frappe une nouvelle fois, mais cette fois-ci c’est à une voiture à cheval dans le secteur de l’habitation de Mary Stevens. Il inaugure un mode opératoire qu’il répétera les fois suivantes. Il bondit devant le passage de la voiture provocant un accident par la perte de contrôle du conducteur qui sera blessé. Les témoins affirmeront que l’individu c’est échappé en sautant par-dessus un mur de 2m70.

Par la suite Jack accostera une femme près d’une église de Clapham. Il laissera 2 empreintes de pas d’une profondeur de 7.5 cm, laissant imaginer que le personnage utiliserait une sorte d’invention à ressort dans ses chaussures. D’où son surnom Jack Talons-à-ressorts.

En janvier 1838 les autorités ne font aucun cas du mystérieux personnage qui fait des bonds. Ils essaient surtout de l’ignorer. Mais un habitant de Peckham écrit au maire de Londres de l’époque, Sir John Cowan. Cowan déclare Jack « ennemi public » .
Une patrouille est formée pour vadrouiller la nuit dans la campagne, afin d’essayer d’attraper Jack. Une récompense sera même offerte par l’amiral Codrington. Personne ne viendra la réclamer. Un homme de 70 ans, le duc de Wellington fixera des pistolets à l’arçon de sa selle voulant lui aussi partir à la recherche de Jack la nuit.

Je vous disais plus haut dans mon article que Jack Talons-à-ressorts ne tuait pas, mais il a blessé une jeune fille de 18 ans du nom de Jane Alsop. Un homme frappe à la porte de son père en disant qu’il est policier. La jeune fille ouvre la porte et l’individu hideux se jette sur elle lui déchirant les vêtements. Il essaie de l’attraper par le bras, la blessant profondément avec ses griffes et lui arrache des cheveux avant de s’enfuir grâce à l’intervention de la soeur de Jane. Le personnage aura tout de même le temps d’envoyer un gaz brûlant sur le visage de sa victime.

La jeune fille rapportera que son agresseur portait un grand casque et que ses vêtements, très moulants ressemblaient à de la toile huilée, le tout sous une grande cape.

En février 1838 Lucy Scale une autre jeune fille de 18 ans rentre chez elle accompagnée de sa soeur, après une visite chez leur frère, un boucher de Limehouse. Elles traversent Green Dragon Alley lorsqu’elles aperçoivent un individu qui se tient à côté de la sortie de l’allée. Lucy marche devant sa soeur et, arrivée à la hauteur de l’individu qui porte une cape, elle reçoit en plein visage « une quantité de flammes bleues » qui la prive de la vue sur le coup. La jeune fille est saisie de spasmes violents durant plusieurs heures.

28 février : Dans Turner Street (Londres), Jack frappe à la porte de M. Ashworth et le demande. La servante qui ouvre la porte se met à crier et Jack s’enfuit.

Un homme sera arrêté après avoir déclaré être le responsable de l’agression de Jane Alsop. Il sera relâché, car personne ne saura expliquer comment il pouvait souffler du feu.

Jack Talons-à-Ressort devient un des personnages les plus populaires de l’époque. Les exploits qui lui sont attribués sont rapportés dans les journaux et deviennent le thème de plusieurs revues bon marché. Des pièces de théâtre le mettront aussi en scène.

Des apparitions auront lieu en 1843, puis en février 1855, au début des années 1870 et en novembre 1872.

En 1877 une version sera rapportée par la sentinelle d’un campement de soldats cantonné aux baraquements d’Aldershot (Hampshire).

Les faits relateront un Jack Talons-à-ressorts, un individu bondissant dans un bruit métallique. L’étrange individu griffera plusieurs fois au visage le soldat qui avait essayé de l’intercepter. Les autres soldats lui tirent dessus sans résultat. Selon certaines sources, les tirs étaient à blanc, comme ceux que l’on utilise pour les tirs de

sommation. L’inconnu disparut alors dans l’obscurité environnante. La sentinelle dira ses mots : ses griffes sont « froides et moites comme celles d’un cadavre »

La légende est née. Saurons-nous un jour s’il a vraiment existé ?

Certains pensent que des individus peuvent se trouver derrière ce genre d’apparitions.

Jack Talons-à-Ressort n’est pas considéré comme un personnage surnaturel, mais plutôt comme une ou plusieurs personnes dotées d’un sens de l’humour macabre. D’autres accusent le marquis de Waterford.

Des enquêteurs sceptiques affirment que l’histoire de Jack Talons-à-Ressort a été exagérée et altérée par un phénomène d’hystérie collective. Ce phénomène est constitué de rumeurs, de superstitions, de traditions orales, de presse à sensation, ainsi que d’un folklore local riche en contes de fées et en étranges créatures polissonnes.

Et bien sûr d’autre feront appel au paranormal. On a notamment proposé une origine extraterrestre au personnage, qui n’a pas une apparence totalement humaine.

Et la dernière hypothèse est que Jack est un démon, envoyé délibérément ou accidentellement sur la terre par des adeptes de l’occultisme ou auto-créé pour provoquer un désarroi spirituel sur terre.

Allez savoir… Tout comme pour Jack l’éventreur, nous restons sur des doutes et des questions.

Si vous en savez plus, n’hésitez pas à intervenir ou simplement commenter cet article.

Je vous laisse les liens qui m’ont aidé dans mes recherches.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Talons-%C3%A0-Ressorthttp://patrick.delsaut.perso.neuf.fr/jack_talons_a_ressorts.htmlhttp://www.paraexodus.com/t1275-jack-talons-a-ressort

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